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JEUDI 1ER NOVEMBRE 2007
La question de la possession chez Michel Leiris et Antonin Artaud
par Claude Duprat

De la possession et ses aspects théâtraux chez les Éthiopiens de Gondar, au délire de possession qui s’empara d’Artaud lors de son internement à Rodez.
Au retour de la mission Dakar-Djibouti, dirigée par Marcel Griaule, expédition ethnographique à laquelle il avait participé, Michel Leiris publia dès 1934 une série de travaux sur la croyance aux génies « zâr » en Éthiopie du Nord et sur les différentes manifestations de possession qui s’y réfèrent. En 1958, Leiris fit publier chez Plon une (...)


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LUNDI 17 AVRIL 2006
La Sculpture nègre est-elle un art ?
par Pierre Guerre

Lorsqu’on circule en Afrique, on ne peut manquer d’être frappé de la place éminente occupée par le forgeron dans la plupart des villages. La communauté traditionnelle nègre lui témoigne, de toute évidence, une considération et un respect qui ne sont pas d’ailleurs sans être mêlés d’une certaine crainte.
Or, pourquoi le forgeron est en Afrique ce personnage privilégié ? Ce n’est pas seulement parce que, de façon générale, il se trouve être l’unique artisan du groupe social, celui qui (...)


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DIMANCHE 1ER JANVIER 2006
"Il est des regards qui désarment..."
par Amélie Le Pape

L’auteur présente ici l’introduction de son mémoire de maîtrise de Lettres Modernes construit sur le rapport entre ethnologie et autobiographie dans L’Afrique fantôme. Son travail s’oriente plus particulièrement sur la théâtralité leirisienne et les observations que l’ethnographe a pu faire en terre abyssine.
Il est des regards qui désarment. Celui que Michel Leiris lance au photographe en ce mois de mai 1931 au musée d’ethnographie du Trocadéro brûle du feu troublant de celui qui a (...)


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SAMEDI 1ER JANVIER 2005
Michel Leiris, L’Afrique fantôme
par Philippe Soupault

En notant fidèlement, jour après jour, un résumé de ses journées pendant l’expédition Dakar-Djibouti, Michel Leiris nous fait regretter son incurable modestie. Malgré ses efforts évidents il ne peut nous livrer que trop peu de lui-même. En voulant être sincère il est cynique, mais loin de regretter ce cynisme nous aimerions qu’il soit plus vaniteux. Michel Leiris ne nous découvre que ses mauvais côtés, nous laissant le soin de trouver entre les lignes un peu plus de vérité. Singulier (...)

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LUNDI 14 JUIN 2004
Carrefour des poètes : Michel Leiris et Alfred Métraux
par Guy Poitry

Il est devenu quasiment impossible de parler d’Alfred Métraux sans évoquer ses « doubles » : le « presque jumeau » Pierre Verger et le presque sosie Georges Bataille. J’aurais envie de leur adjoindre Michel Leiris. Non qu’il y ait entre Métraux et lui ressemblance physique ou proximité dans la date, voire l’heure de la naissance ; mais en vertu d’une certaine « parenté d’âme », si l’on peut dire. Ce qui les rapprocherait (ce qui les a rapprochés), effectivement, c’est une même attitude à l’égard de (...)

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LUNDI 10 MAI 2004
Soixante ans d’amitié
par Jacques Faublée

L’hommage à Michel Leiris que je présente ici est d’abord le témoignage d’un collègue et ami qui, pendant près de vingt ans, a travaillé dans les mêmes locaux que lui au Trocadéro, d’abord au Musée d’Ethnographie, ensuite au Musée de l’Homme.
Ce n’est pas au Trocadéro que j’ai entendu parler pour la première fois de Michel Leiris, mais aux cours d’éthiopien de Marcel Cohen aux Langues orientales et à la IVème section de l’Ecole pratique des Hautes Etudes. J’y rencontrais Déborah (...)


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MERCREDI 5 MAI 2004
Michel Leiris devant le colonialisme
par Claude Arditi

Michel Leiris prononça au mois de mars 1950, devant un public composé de chercheurs, d’étudiants et d’intellectuels, une conférence intitulée : « L’ethnologiste devant le colonialisme ». Quelques mois plus tard, le texte en fût publié dans Les Temps Modernes
Aborder un tel sujet, du moins en France constituait à l’époque une entreprise originale et courageuse. En effet, la majeure partie des ethnologues travaillant en Afrique Noire, pour se limiter à cette aire culturelle, n’évoquait (...)


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SAMEDI 1ER MAI 2004
De l’ethnologie considérée comme une tauromachie
par Joseph Tubiana

Lorsque je préparais ma première exposition au Musée de l’Homme, des gens que je considérais comme respectables me dirent à peu près : "Quand vous aurez rédigé vos textes il faudra les soumettre à Leiris". Je m’étonnais, me sentant parfaitement capable de rédiger ces textes sans surveillance - outre que j’ai toujours cru, non sans une certaine coquetterie discrètement ( ?) dissimulée, pouvoir écrire agréablement lorsque je n’ai pas envie d’être ennuyeux. On me dit : "C’est la règle, on le fait (...)

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VENDREDI 6 FÉVRIER 2004
Les ruines de Gondar, ou l’effondrement du rêve africain de Leiris
par Agnès Verlet

Minéral : nerf durci par les râles. Pierre terminale. Ruine : l’air y bruit, l’ennui s’y amenuise.
Dans l’Afrique que Michel Leiris traverse de 1931 à 1933 avec la Mission ethnologique de Marcel Griaule, et qui lui apparaît comme un fantôme, la ville de Gondar en Abyssinie, avec ses ruines et sa légende, est un lieu qui donne forme à ce fantôme, jusqu’à informer ses rêves et dominer la construction de l’oeuvre. La demière page du Journal écrite en 1929 et laissée inachevée, (...)


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VENDREDI 30 JANVIER 2004
L’Afrique fantôme de Michel Leiris
par Olivier Zegna Rata

Du 31 mai 1931 au 16 février 1933, l’écrivain français Michel Leiris a traversé l’Afrique. Partant de Dakar, ses recherches ethnographiques ont guidé ses pas jusqu’à l’Ethiopie. Presque deux ans à arpenter le continent, à en devenir familier et même intime.
Deux ans pour achever son détachement des préjugés et des valeurs de l’Europe, et sa pénétration des vérités africaines :
De fil en aiguille, et à mesure que je m’accoutumais à ce milieu nouveau, je cessai de regarder les Africains (...)


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JEUDI 29 JANVIER 2004
Un savoir démystificateur : Michel Leiris
Autour de C’est-à-dire
par Chloé Hunzinger

C’est-à-dire, réalisé à partir d’un entretien et d’un document administratif, est passionnant car révélateur de la pensée iconoclaste de Michel Leiris.
Un auteur qui a traversé ce siècle avec la discrétion qu’il apportait à toute chose et nous a légué une oeuvre magique, au savoir démystificateur. Leiris :
Le savoir peut jouer un rôle démystificateur, et c’est en cela que c’est intéressant.
Leiris (...)


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